Pourquoi faire appel à un chasseur immobilier ?

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Mandaté par un acquéreur pour trouver le bien de ses rêves, le chasseur immobilier est plébiscité depuis quelques années en France.

«Pourquoi payer un chasseur immobilier pour trouver notre futur logement alors que l'on peut le faire nous-mêmes ?», s'interroge Marion* lorsqu'elle recherche avec Olivier*, son époux, un nid douillet avec trois chambres où s'installer avec leurs deux enfants, à Paris ou en proche banlieue. Ils pensaient initialement que tout pouvait se faire de particulier à particulier mais ils se sont rendu compte au bout de huit mois de recherches infructueuses qu'acheter un bien immobilier seul, en passant par des plateformes, était chronophage. En recourant aux services d'un spécialiste de la chasse immobilière Je Rêve d'une Maison, ils ont trouvé le bien de leurs rêves en l'espace de 10 jours et après 5 visites seulement, à Bois-Colombes, dans les Hauts-de-Seine (92).

Le gain de temps, c'est en effet le principal argument que déploient les chasseurs immobiliers, sorte d'avocats de l'acquéreur, pour vous convaincre. Ces derniers passent leur journée à dénicher un bien correspondant à vos attentes quand la plupart des acheteurs potentiels ne consultent les annonces immobilières que le soir ou le week-end. Ils peuvent effectuer des pré-visites à l'aide de vidéos par exemple si vous ne pouvez pas vous déplacer mais ce n'est pas la seule raison qui pousse certains Français à se tourner vers un chasseur immobilier, au détriment des agents

«Pour moi, l'agent immobilier est plus du côté du vendeur. Or, il ne peut pas être juge et partie. C'est compliqué de donner les points faibles d'un bien que l'on est censé vendre», explique Johanna* qui a fait appel à Mon chasseur Immo pour trouver une maison à Nantes. Le chasseur est plus transparent sur les biens qu'il voit, selon cette graphiste d'une quarantaine d'années, et agit «comme si c'était pour lui. Il se met dans notre peau. La maison sur laquelle on a arrêté notre choix, notre chasseuse est venue la voir trois fois avec nous», tient à souligner Johanna. Un sentiment partagé par Pierre*, qui cherchait un bien à Paris pour le mettre en location, via Investissement-locatif.com, société spécialisée dans la recherche d'un bien mais aussi dans sa rénovation, sa décoration et sa mise en location : «Le chasseur arrivait à me dire quand le bien était sombre par exemple mais il me donnait des conseils pour l'éclairer comme le repeindre en blanc».

Un gain sur le prix ?
Le chasseur, qui roule pour l'acquéreur donc, peut conseiller à son client d'acheter au prix indiqué ou bien d'entamer une négociation. «Chaque bien qu'on m'a proposé était en dessous de ce que j'aurais pu trouver moi-même en termes de coût au m². Le prix du service était compensé par le tarif au m²», assure Pierre. À noter, les honoraires des chasseurs oscillent généralement entre 2% et 5% du prix d'achat du bien. Par exemple, Pierre a acheté un 22 m² à Guy Môquet, dans le 18e arrondissement de Paris pour 135.000 €, soit 6000 € le mètre carré environ alors qu'on tourne plus autour des 10.000 € le mètre carré dans ce quartier. 

Certes, le bien a nécessité de faire quelques travaux mais Pierre le loue 950 € par mois, charges comprises. «Pendant que les travaux avaient lieu, j'étais en vacances. Mon seul travail lors de l'achat de mes biens a été de voir la banque et de demander un crédit, s'enthousiasme-t-il. J'avais l'impression d'être dans l'émission «Recherche appartement ou maison» où le chasseur fait tout pour nous, c'était agréable», se souvient Pierre. Une seule visite a suffi pour le convaincre. Le trentenaire a ensuite acheté trois autres biens avec la même société, en trouvant là aussi son bonheur dès le premier appartement visité.


Les chasseurs proposent aussi des services complémentaires comme une conciergerie pour faciliter les déménagements ou la mise en relation avec des artisans ou des architectes. Johanna se réjouit d'un accompagnement qui va même au-delà de la signature de l'acte authentique, selon elle. «Je n'ai pas encore les clés de la boîte aux lettres et c'est vers ma chasseuse que je vais me tourner et non vers le vendeur pour les obtenir», assure la graphiste.

Un chasseur d'appartement a également accès à un large panel de biens. Il n'est pas lié à un portefeuille spécifique et peut prospecter auprès de plusieurs agences et dénicher des biens «off market», (l'annonce ne sera pas publiée sur les portails immobiliers ou les vitrines des agences, NDLR). «Les meilleures offres sont à peine visibles par les gens lambda, c'est triste à dire», regrette la graphiste. «Se Loger ne représente "que" 60% des biens et 70% des biens sur Internet sont en doublon. Dit autrement, vous voyez beaucoup de biens mais beaucoup "pour rien"... et vous en manquez forcément», peut-on lire sur le site de Je Rêve d'une Maison.


Autre donnée qui rassure les acquéreurs : «Nous communiquons avec un interlocuteur unique donc c'est un avantage. On est sûrs qu'il comprend nos attentes», expliquent Olivier et Marion qui se réjouissent de ne pas avoir eu à expliquer leur projet à plusieurs agents immobiliers. «C'est un peu comme notre meilleur ami sur un plan immobilier pendant quelques mois. Un meilleur ami qui n'est pas gratuit certes», résume Johanna. Elle admet ne pas être entourée sur ce sujet par ses amis ou par sa famille et n'avoir aucune expérience dans le domaine, ce qui ne simplifiait pas sa tâche ni celle de son conjoint. «La chasseuse à qui on a eu affaire nous envoyait des offres via un groupe WhatsApp, ce qui est plus personnalisé qu'une newsletter reçue par mail, ayant le même contenu pour nous ou pour un autre destinataire», ajoute la quadragénaire.

Un bilan positif donc. «Pour moi un chasseur immobilier, c'était pour les personnes très riches, qui habitaient à l'étranger mais finalement, même si ce n'est pas gratuit bien sûr, ce n'est pas si exorbitant que ça par rapport au service rendu», résume Johanna. Même son de cloche du côté de Pierre qui assure que «si je devais acheter un nouveau bien, je passerais par un chasseur» et de Marion et Olivier qui «seraient encore en train de chercher» s'ils n'avaient pas fait appel à Je Rêve d'une Maison alors que Marion a récemment accouché d'une petite fille.

Source: "Le figaro"